le démos qui cratos

le démos qui cratos
La république démocratique, ou la chose publique que le peuple il décide. Quel brillant et merveilleux système politique. Mais surtout quel foutoir! Tout les 7, ou 4, ou 6, ou n'importe quel nombre, déjà ça, on n'y comprend rien, pourquoi tout ces chiffres, on joue au loto ou quoi? Je sais même pas qu'est-ce qui correspond à quoi, et surtout, j'ai entendu dire qu'il y avait un truc où les votes avaient lieu tout les 3 ans et que ça renouvelait seulement un tiers du personnel. Bref, c'est le merdier. Et encore, à certaines élections, on choisit un seul homme, à d'autres on choisit une bande, à d'autres on choisit un homme mais il va se réunir dans un grand hémicycle avec des tas d'autres, une autre fois, l'homme choisi va faire des choix qu'on lui a même pas demandé. Pire, à chaque fois, tout le monde doit retourner à l'école, même ceux qui ont leurs examens et tout, et en plus, c'est le dimanche! Du coup, tu entres dans l'espace de vote, et tu regardes autour de toi. Et là, il y a un effet d'optique très impressionnant, tu te sens oppressé, avant d'y pénétrer, tu te demandais pourquoi les gens sortaient de l'école l'échine courbée, mais en y entrant, à peine le premier pas fait, tu réalises. Ils ont du faire des travaux, parce que le plafond est au moins deux fois plus bas, les murs sont trop serrés, et le sol, surtout le sol! Il est si loin, tu te demande comment ils font tes pieds pour toucher le dallage.

Donc, tu passes devant des gens assis derrière des tables, et qui semblent se faire chier sérieusement. Il faut que tu sortes des papiers, t'as jamais le bon, t'en fait tomber la moitié par terre. La carte de réduction Carrefour, ça marche? Enfin, tu passes, avant de faire ce que tu as à faire, tu regarde autour, le plafond menace toujours de t'assomer, et tu vois toute ta vie qui défile devant toi. Quand tu courrais hors de la salle de classe en criant "mamaaaaaaaahaahaahaann", quand tu te moquais du petit avec les oreilles décollées, quand les grands aux dents enferraillées te rackettaient. Enfin, tu va t'enfermer dans une cabine d'essayage, après avoir pris une enveloppe et des tas de papiers avec des noms de gens à cravate. En fait, c'est soit une cabine d'essayage, soit une pissotière. Tu fais ton petit trafic, et quand tu sort, il y a la dame pipi qui t'arrête, il faut la payer avec un papier mis dans l'enveloppe. Enfin, tu peux rentrer chez toi, tu te sens libéré, plus léger d'avoir ainsi réussi à t'exprimer. Tu a dit tout ce que tu pensais en mettant UN nom dans une enveloppe! C'est quand même dingue d'arriver à une telle concision, les électeurs ont vraiment un esprit de synthèse très fort.

Le soir, tout le monde est devant la téloche pour le spectacle. Des tas d'hommes en cravate qui se chicanent verbalement. Enfin, l'heure fatidique arrive. Tu es très content de toi, car ton vote est le plus brillant de tous, tu as choisi le type le plus fort, qui va trop bien gouverner le pays, bref, le meilleur. Le suspens est à son paroxisme, quand tout à coup, c'est le bonhomme le plus con, celui dont tu étais le plus contre possible plus contre que ça tu devais le tuer, qui est élu. Et là, c'est la déprime, et c'est surtout la dure loi de l'injustice démocratique.

Ben oui, si on donne la parole tout le monde, on la donne à un sacré tas de connards, par conséquent, ils votent mal, pour de mauvaises raison. Généralement, ils choisissent le type qui gueule le plus fort. En démocratie, la règle est la suivante: si 30 millions de personnes ont tort, elle ne peuvent qu'avoir raison. La majorité impose son pouvoir à la minorité, la loi du plus fort est respectée. En fin de compte, c'est très tribal tout ça. Un an plus tard, le pays entier est dans la rue, à demander la démission de l'heureux élu, c'est pas un peu se foutre de la gueule du monde non? Réfléchissons: si on a choisi quelqu'n pour commander c'est que c'est la personne la plus digne de confiance, la meilleure. En effet, je vois mal quelqu'un voter pour la personne qui lui inspire le moins confiance. Donc cette personne est choisie pour son aptitude, et il n'y a aucune raison de défiler dans la rue pour dire qu'on est contre. Le peuple a choisi son homme et il n'a pas à revenir sur son choix. Donc le peuple n'a pas à descendre dans la rue, alors pourquoi il le fait?

En fait, une fois élu, le mec il peut faire ce qu'il veut, j'en déduis donc que le système démocratique est assez hypocrite: on choisit son dictateur pour 5 ans et après on n'a qu'à fermer sa gueule. Une fois que le citoyen a donné sa parole, il ne peut plus s'exprimer, normal puisqu'il l'a donné, il ne peut pas la reprendre. Bon, d'accord, j'exagère. Seulement, le plus méchant monsieur de l'histoire du dernier siècle, vous savez, le moustachu avec la mèche, hé ben il a été élu par le peuple. Le système démocratique est le pire système, a dit Churchill... Si on excepte tout les autres. J'insiste bien ici sur le mot "pire", Winston Churchill n'a jamais dit que c'était le meilleur.

Ce système est selon moi le plus hypocrite de tous, car on fait croire au peuple qu'il a le choix, alors qu'en fait non. Une dictature est bien plus égalitaire, on s'en fout que les sujets soient d'accord ou pas avec le gouvernement tyranique, ce qui compte c'est juste qu'ils obéissent, point. Alors qu'en démocratie, on papote, on tente de faire croire que la loi qui sera votée sera bien (c'est ce qui s'appelle démagogie, l'art de faire gober n'importe quoi au peuple); et enfin on la fait passer sans consulter plus que ça la populasse, mais d'un côté, ils ont rien à dire, ils ont déjà voté, non mais ho!
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# Posté le dimanche 15 février 2009 07:29

Modifié le vendredi 20 février 2009 11:15

le clown noir

le clown noir
Son maquillage dégouline, il se sent honteux.
Il devra faire rire avec un esprit si sombre.
Curieux clown, l'âme si amère, l'humour si mielleux,
Toujours s'oblige à amuser le plus grand nombre.

Ses habits noirs montrent plus ses sentiments rugueux
Que tout ses sourires qui cachent à merveille son ombre.
Ses boutades trahissent fort bien le froid caverneux
Qui ne vit dans son coeur que pour se morfondre.

Le costume faux irrite ma peau et me hérisse
Pourquoi être obligé de jouer au comique ?
Jamais foule ne connaîtra l'odeur de ma pisse.

Je suis pourtant obligé de faire des mimiques
Grimaces odieuses qui ne me ressembleront pas
Le nez rouge viole souvent l'oeil qui voit le trépas.
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# Posté le dimanche 15 février 2009 07:18

ci-git vista

ci-git vista
Grande information, windows vista est mort, vive windows vista! Vista, pour ceux qui ont la chance de ne pas le connaître, c'est la dernière nouveauté de Microsoft, la société familiale de Bill Gates (ou Bill Portail en français). Donc, le petit dernier de la famille windows n'a pas vécu plus de deux ans, l'avorton est mort-né. Il faut dire qu'il accumulait les problèmes, il était très lourdement handicapé. D'une lenteur incomparables: les ordinateurs très performants mettent 30 secondes à se mettre en marche, ceux qui sont un peu plus vieux mettent 2 minutes, les dinosaures mettent 5 minutes et vista met une demi-heure pour démarrer. C'était le principal problème, le bébé était trop gros, multipliait les messages d'erreur et les messages demandant: "êtes-vous sûr de fermer le fichiers?" puis "êtes-vous certain d'être sûr de fermer le fichier?" puis "vous êtes certain et sûr de fermer le fichier, mais le voulez-vous vraiment?" puis "attention, à votre demande, nous fermons le fichiers, mais il vous reste une minute pour changer d'avis" puis "la minute s'est écoulée, et vous n'avez pas cliqué sur changer d'avis, est-ce parce que vous ne voulez pas changer d'avis? dans ce cas, cliquez sur je ne change pas d'avis" et ainsi de suite, vous m'avez compris, vista nous prenait un peu pour des handicapés mentaux. Je compatis totalement avec ceux qui l'ont acheté et qui se sont fait arnaquer, c'est dur, n'est-ce pas? Il accumulait donc tout les maux, et à cause de lui, microsoft perdait des clients, beaucoup de clients qui se tournaient vers le mackintosh d'apple (si je traduit, ça donne l'imperméable de pomme), Billy perdait trop de part de marché, et il décide de jeter son petit dernier dans la rivière, dans un sac cousu rempli de cailloux. Actuellement, il porte un nouveau petit, il s'appellera seven si mes souvenirs sont exacts. Voilà, c'était l'histoire de vista.

Petite question en post-scriptum: Est-ce que Microsoft ne nous pousse pas à l'achat de logiciels d'exploitation. Le client aurait techniquement le droit de choisir celui qu'il veut, non? Et dans ce cas là, pousser à l'achat ne
serait-il pas puni par la loi?...

# Posté le dimanche 08 février 2009 11:16

disparition des ordis personnels

disparition des ordis personnels
C'est la deuxième fois que j'en entends parler, donc ça à l'air important, cela dit, je n'ai encore jamais fait de recherches supplémentaires et je ne sais pas quels sont tout les tenants et les aboutissants. La nouvelle est: les ordinateurs tels qu'ils existent actuellement n'existeront plus d'ici à 5 ans (10 ans si on compte large). La formule que nous connaissons à présent, c'est l'ordinateur personnel, chaque unité possède un disque dur et l'utilisateur y met ses dossiers, fichiers et tout et tout. A l'avenir, l'ordinateur ne possèdera pas de disque dur, il sera connecté sur internet, et les dossiers seront directement enregistrés sur un serveur à des kilomètres de là, comme le sont nos mail à l'heure actuelle.

Et tout ça pose un sacré nombre de problèmes. Premièrement, je n'aime pas vraiment l'idée de savoir mes docs hors de portée, hors de vue. Qui me garanti en effet ce qu'on fait de mes informations? Il y a peut-être des gens qui bossent dans ces sociétés à récolter toutes les informations sur moi, déjà que je suis légèrement suivi à l'aide de mon portable, et de mes recherches sur le net, les achats que je fais avec ma carte bancaire, les satellites, les caméra de surveillance, les passants qui me croisent, les plans qui savent que "je suis ici", les profs qui me notent, les informations sur moi que je met sur le livre de fesses, mon blog et les forums, les trajets que je fais dans la rue, le temps que je passe dans les toilettes, et surtout la chouette Edwige, la lumière de mon frigo. Sans sombrer dans la parano, mes créations manuscrites et tapuscrites sont les seuls bastions de ma liberté, et encore, rien n'empêche de KGB d'entrer chez moi et de pénétrer mon ordi pour voler mes idées toujours plus géniales. Le fait est que je suis donc surveillé et que laisser mes fichiers à des gens que je ne connais pas est accorder ma confiance à des personnes qui ne la méritent pas. A mon humble avis (qui se trouve être l'avis derrière lequel j'ai le plus tendance à me ranger), donner toute sa confiance à des gens qu'on n'a jamais vu en peinture est de la stupidité pure et simple.

Autre soucis à ce système judicieux, c'est que jusqu'à présent, on achetait un ordinateur, et voilà, on pouvait en faire ce qu'on voulait. Grâce aux sauvegardes à distance, tout un chacun devra payer un abonnement, ce qui fait du pognon qui part tout les mois. Infiniment plus lucratif pour les firmes louant des espaces numérique que les ordinateurs, et infiniment plus appauvrissant pour les malheureux qui payent ces société à garder leurs infos. Quand on achète un disque dur, ça fait mal au cul quand on passe devant a caisse, mais après on l'a, il est à soi, tandis qu'avec la location d'espace, on a mal au cul tout les mois en recevant la facture.

On nous dit que ces systèmes sont bien plus sécurisés, avec des batteries de secours au cas où la première lâche, et tout et tout. Sauf que moi, je préfère avoir mes propres sauvegardes, mes documents vraiment importants sont enregistrés sur l'ordi familiale, sur mon portable, dans ma clé USB, dans mon téléphones, ils sont imprimés, j'ai tout tatoué sur ma peau et ai gravé sur un CD et sur le mur de ma chambre, et j'ai appris par coeur. Ca c'est de la sécurité, et je pense être ainsi certain de ne pas perdre ce que j'ai créé. Alors que laisser mes fichiers dans UNE tour apporte moins de garantie, une coupure de courant générale suffirait à tout effacer, et adieu mes souvenirs.

# Posté le dimanche 08 février 2009 11:08

"l'écrivain n'est qu'un artisan"

"l'écrivain n'est qu'un artisan"
Je tiens à mettre au point un détail, corriger une erreur, démasquer un mensonge qui est des plus récurrents, ce mensonge étant: "le travail de l'écrivain est comme celui d'un artisan". Rares sont les interview d'écrivains dans lesquelles cette phrase n'apparaît pas, à vrai dire, je n'ai jamais lu un seul écrivain dire qu'il n'était pas un artisan. Et pourtant, il n'y a pas plus faux que cette affirmation! Il ne s'agit que d'une ineptie pour rapprocher les écrivains des gens ordinaires, collant au leitmotive « tout le monde il est égaux ». Les écrivains n'assument pas leur position de supériorité.

Un artisan est une personne qui travaille de ses mains, qui produit des objets uniques, qu'il vend à des particuliers. Après, s'il veut gagner plus d'argent, il lui faut créer un autre objet de ses mains, le vendre, puis recommencer encore et encore. La figure de l'artisan s'oppose dans un premier temps à celle de l'industriel qui lui produit aussi des objets, mais il le fait à la chaîne, il n'y a aucune notion d'unité, c'est la masse qui compte. Là où l'artisan fabrique un objet unique de qualité, l'industriel fabrique un objet peu cher et en grand nombre.

Face à ces deux descriptions, de l'artisan et de l'industriel, vous voyez bien que l'écrivain, et l'artiste en général (musicien, réalisateur de film...) n'a rien à voir avec ces gens là. Certes, il produit une oeuvre unique, comme l'artisan, mais il ne la vend pas à des particuliers. Il en cède les droits, ce qui est totalement différent. Il reste pour longtemps propriétaire de son ouvrage, et touche des sous dès qu'un exemplaire est vendu. Avez-vous déjà vu un artisan qui ne fait que céder un objet fabriqué, et qui gagne de l'argent le temps que l'objet est utilisé?

La grande différence en réalité est que l'artisan fabrique des produits concrets alors que l'artiste fabrique de l'immatériel. Un roman n'a aucune existence en soi, il n'existe que parce que le lecteur le fait exister. Mais alors, qu'en est-il du livre? C'est bien un objet! Me direz-vous. Oui, mais ce n'est pas l'écrivain qui fabrique l'objet livre, il ne produit que ce qu'il y a à l'intérieur, l'histoire s'il s'agit d'un roman, la réflexion si c'est un essai, et caetera. Seulement, pour que les créations des écrivains existent, il faut un support, le livre, qui est fabriqué par non pas l'écrivain en personne mais son éditeur. L'écrivain gagne l'argent sur ce qui est écrit DANS les livres.

Si l'on veut comparer l'auteur à une catégorie de personne, il faudrait le rapprocher du propriétaire foncier. Le propriétaire foncier possède un terrain, une propriété et le loue à des gens; l'auteur détient une propriété intellectuelle qu'il loue à l'éditeur, ce dernier a pour devoir de payer les droits d'auteur dès qu'un des bouquins est vendu.

Ce que je décris, c'est l'état actuel des choses, à notre époque, l'écrivain est propriétaire de son oeuvre, comme le bourgeois est propriétaire de son terrain. Il n'a pas toujours été ainsi, sous l'ancien régime, l'écrivain se rapprochait plus de l'artisan car il écrivait, vendait son manuscrit, et c'était fini. La Révolution a bouleversé l'ordre pendant longtemps établi. Menée par les bourgeois, le pouvoir des armes tenu par les chevaliers et les nobles (mieux tu es armé, plus tu en imposes) a été supprimé au profit du pouvoir de l'argent (plus tu es riche et plus tu es puissant), gardé par les bourgeois. Et les bourgeois avaient pour principal moyen de rémunération leurs propriétés foncières.

La question est alors: Mais pourquoi les artistes, et les écrivains plus particulièrement se comparent à un corps de métier avec lequel ils n'ont rien à voir? C'est pour paraître gentil. En effet, les bourgeois sont vus comme les méchants, ils ont l'argent et le pouvoir qui en découle: deux raisons tout à fait valables de leur en vouloir. Donc on leurs en veut et on les appelle méchants. L'écrivain cherche avant tout à être apprécié du public, et pour ce faire, l'image du salaud de l'histoire n'est pas idéale. Il s'oppose par conséquent au bourgeois et 'accable de bien des mots: sa frivolité, son insensibilité... Mais pour bien peindre le tableau, l'écrivain doit aussi s'occuper de sa propre image. Il va s'opposer au bourgeois et se faire passer pour un martyre, rappelez vous l'image de l'albatros qui est obligé de se sacrifier pour nourrir ses mômes ingrats. Mieux encore, l'image du christ qui fut très utilisée par les écrivains romantiques au sortir de la Révolution. Le cliché de l'artisan va dans le même sens, c'est un homme qui travail (étymologiquement, le terme désigne un instrument de torture) toute sa vie pour ne jamais gagner que quelque modiques sommes, un homme qui souffre dans son labeur et n'a au final pas assez pour nourrir sa famille.

Être bourgeois signifierait sortir du lot, être supérieur à la masse, au-dessus. L'écrivain rejette cette idée, comme l'affirme le peintre Salvador Dali "Depuis la Révolution française, se développe une vicieuse tendance de crétinisation qui tend à faire considérer par tout un chacun, que les génies (mise à part leur oeuvre) sont des êtres humains plus ou moins semblables en tout au commun des mortels. Ceci est faux." C'est exactement de cette démarche que parle Dali. J'entends génie dans le sens le plus large possible, celui qui crée. L'artiste se dit comme tout le monde, simple artisan; il n'assume pas son pouvoir qui lui est pourtant fondamentale, celui de ressentir des choses que le commun des mortels ne peuvent appréhender. Les gens sont aussi dépendants des artistes qu'ils ne le sont des bourgeois. Ils ont besoin des bourgeois car ce sont eux qui possèdent les terres, et ils dépendent des artistes car ils possèdent les clés que très peu de gens peuvent explorer eux-mêmes. Nous dépendons tous des artistes, avez-vous déjà vu quelqu'un vivre sans jamais avoir écouté de la musique, ou entendu une histoire? Les professeurs et étudiants sont encore plus dépendants. sans écrivains, les études littéraires n'auraient même pas lieu d'être.

Les écrivains post-Révolution ont réussi un coup de maître en s'opposant le plus fortement à ce dont ils ressemblent le plus et en se rapprochant de la classe la plus commune (artisanat est, faut-il le rappeler, le premier métier de France, aujourd'hui et pour longtemps), pour se montrer proche du peuple. Affirmation aussi fausse qu'elle est tenace dans l'inconscient collectif.

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# Posté le mercredi 21 janvier 2009 08:30