de la grande littérature

de la grande littérature
J'ai, il y a très peu de temps, assisté à une conférence. Un écrivain quelconque, mais qui était révéré par les différents professeurs, l'un d'entre-eux disait qu'à l'avenir, nous pourrons dire à nos enfants qu'on avait vu ce-dit écrivain. Et que nous éprouverions une immense fierté.

Personnellement, je l'ai entendu parler pendant deux heures, il présentait un journal et un autre livres qui seraient en vente quelque jours plus tards. Je l'ai entendu parler, et je n'ai pas trouvé ses propos si mirobolants, bien au contraire, il s'agissait d'un de ces types pédants qui écrivent la même chose que leurs confrères, et en éprouvent une immense fierté. Le genre de bonhomme extrêmement fier de ce qu'il a pondu, et qui est le seul à ne pas se rendre compte qu'il a fait une vraie bouse. (je ne donnerais pas ici le nom de l'écrivain, pour ne pas lui paraître désobligeant, mais aussi parce que j'ai totalement oublié son nom, tellement le personnage était ordinaire et oubliable)

Auteur donc infiniment médiocre, commun, qui nous parlait de ses écrits, encore plus pauvres que son esprit. Je me suis alors demandé, lors de cette conférence, pourquoi j'avais l'impression que beaucoup d'écrivains, que je voyais à la télé, ou autre, me donnaient l'impression d'être aussi sûrs d'eux, et aussi piètres à la fois? Pourquoi tout ces écrivailleurs nombrilistes? Quel était l'utilité de cette littérature qui encombre les étagères des humbles librairies, alors qu'elle devrait plutôt servir de cale pour les bibliothèques parfois branlantes de la librairie citée plus haut.

J'ai par la suite pensé à d'autres écrivains, les vrais, ceux qui fleurissent dans notre histoire littéraire. J'ai évoqué mentalement la bataille d'Hernani entre les romantiques et les classiques parce que Victor Hugo avait créé une oeuvre révolutionnaire. J'ai songé au double procès de Flaubert et Baudelaire, puis aux luttes de Voltaire, aux boufonneries pleines de sens de Rabelais, à Camus, Céline, Ionesco...

Mais pourquoi ces grands hommes me semblaient-ils si différents de celui qui déblatérait ses propos affligeants devant moi? Ils faisaient tous le même métier, vendre leurs textes à une foule de lecteurs. Ils vivaient pour la même chose. Mais, tout ces scandales littéraires ne sont plus, peut-être étais-ce lié à un blasement de la population pour tout ce qui fait polémique? Mais dans ce cas là, pourquoi la moindre phrase de travers d'un politicien encravaté faisait bondir l'ensemble de la population?

Il n'y a pas de blasement, il existe toujours des oeuvres artistiques qui attirent les cris. Mais des livres, nous n'en parlons plus, comme si il était désormais impossible de provoquer quelque chose avec un écrit. Je me disais que la vraie crise du livre résidait peut-être là, il n'y a plus de livre qui déchaine les passions, remplacés par d'autres médias. Situation dramatique pour un littéraire comme moi. J'ai parfois l'impression qu'il est à l'heure actuelle d'écrire un livre phénoménal comme il y en eu par le passé.

Mais, mon espoir et ma foi dans les livres et la littérature me fait penser qu'il y a autre chose que la concurrence des autres médias. Le problème réside dans les écrivains actuels, aucun n'a la carrure d'un grand écrivain du passé. En réalité, il faut faire la différence entre bon écrivain et grand écrivain. Un bon écrivain est un auteur qui présente des qualités autant narratives que textuelles ou je ne sais quoi, à opposer à un mauvais écrivaint qui fait des livres mauvais à mon goût. Cela reste une question de goût personnel, par exemple, l'abhorre Marc Lévy, mais j'en connais une (honte à elle) qui l'aime bien.

Un grand écrivain n'est pas à rattacher à cette notion de jugement personnel, ce doit être quelqu'un qui n'écrit pas simlement pour écrire, mais pour faire un acte majeur, important. C'est quelqu'un qui ne s'arrête pas après avoir écrit le mot fin, il écrit dans l'attente de la réception. Pour cela, la pièce de Victor Hugo, Hernani est un parfait exemple de grande littérature. Cette oeuvre est le manifeste de ce que les romantiques veulent représenter au théâtre, et les propos, tout comme la forme du texte sont prévus our choquer les vieux académiciens classiques toujours attachés aux poussiéreux Racine et Corneille. C'est pour cette raison qu'on parle de bataille d'Hernani, la pièce de théâtre bouleverse tout les codes érigés en dogme, et fit du théâtre un véritable no-man's-land. Et Hugo avait tout à fait prévu de foutre une merde telle, il accompagnait son oeuvre au delà de la rédaction pour en faire un chef-d'oeuvre.

Les grands écrivains, donc, sont ceux qui attendent l'accueil de leur livre, le prévoient même, ceux qui voient à la publication de leur texte la foule qui se divise en deux clans qui se tapent dessus. Une grande oeuvre littéraire doit changer les choses, et c'est pour cette raison que la réception est si importante, et c'est encore pour ça qu'il n'y a plus de grands livres à l'heure actuelle. Les écrivains bâclent leurs ouvrages car ils s'arrêtent trop tôt, avant que le livre soit publié.

Je pense que pour connaître la valeur d'un écrivain, il suffit de lui poser la question suivante: qu'attendez-vous de la réception de votre livre? Trop d'auteurs n'attendent plus rien du tout, et considèrent le travail fini quand leur livre est posé sur les rayons. Or, c'est là que commence la véritable vie d'un ouvrage, c'est là qu'on verra si il est bon pour le pilon, ou alors pour être conservé. M'est d'avis que si un livre est un grand livre, les ventes s'en ressentent, car le fait que tout le monde en parle avec véhémence, pour ou contre est la meilleure façon d'en faire de la pub, les gens voulant savoir pourquoi tant d'excitation, et de quel côté ils se rangeront lors du prochain repas de famille.

Je déplore cet état de fait, qui nous enferme dans un désert littéraire ou la plupart des écrivains n'écrivent que pour montrer qu'ils ont un beau nombril, et les autres ne sont là que pour distraire le public, avec parfois la volonté, légère, d'apprendre deux trois trucs aux lecteurs. Je réclame une littérature coup de poing, je veux voir des gens se battre à coup de romans dans la gueule, je veux des actes littéraires, que les écrivains sortent de leur désenchantement, et croient, enfin vraiment que ce qu'ils font peut faire bouger le monde! J'xige des livres qui fassent plus de dégats qu'une guerre atomique entre l'Indes et le Pakistan!
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# Posté le vendredi 05 février 2010 15:22

trois décennies de retard

trois décennies de retard
Bande d'abrutis! Combien d'entre-vous, cravateux, se targuent, se félicitent des immenses progrès d'Obama. Son premier geste pour sauver l'humanité était qu'il était noir, mais depuis qu'il envisage de réformer de système de santé de son pays (qui est à l'heure actuelle régit par les grandes firmes pharmaceutiques et les assurances privées seules), pour éviter cette anarchie sans nom et cette injustice. Un pas en avant, certes, mais dois-je vous rappeler, politiciens français de tout bords que ce système uniquement privé fut introduit il y a une trentaine d'années par un certain Ronald Reagan, qui a, en concert avec madame Thatcher (pour mieux la connaître, cf la chanson de Renaud à son sujet), désinvesti complètement l'Etat dans la régulation des entreprises régies jusqu'alors par le-dit Etat.

Vous applaudissez Obama, et sans doutes avez-vous raison, vous montrez vos mines ravies devant la télé, vous parrez de vos plus belles cravates. Soit. Vous savez à quel point le système de santé aux USA, et aux Royaumes-Unis est merdique, injuste, et tout ce que vous voudrez. Vous avez bien regardé sicko de Michael Moore, pamphlet sur la santé américaine, que même Cuba dépasse. Vous savez en outre comment le réseau ferroviaire anglais est vétuste, les patrons préférant se remplir les poches plus que de réparer les rails. Bref, tout décrire prendrait tout un blog, et non un seul article.

Alors, expliquez-moi une chose, une seule. Pourquoi vanter le projet de renationalisation d'Obama, alors que vous, connards que vous êtes, faites tout pour détruire les services publics? France télécom? vendu. Renseignements téléphoniques? vendus. Autoroutes? vendues. EDF GDF? vendu. La poste? en cours. La sécu? en cours. Je continue la liste? Ce que vous êtes en train de faire, c'est reagan et Thatcher qui l'ont déjà fait, il y a 30 ans. Et on voit bien que c'est l'échec, sans un directeur central et étatique, chacune des entreprise tape dans les pattes des autres pour tenter de gagner des parts de marché, sans faire attention aux citoyens qui sont d'ailleurs que des consommateurs. L'échec est irrévocable, et les instigateurs de cette idée débile tentent de revenir sur leurs pas.

Pourquoi, dans ce cas là, imiter leurs erreurs? Pourquoi les applaudir pour leur marche arrière, et pourtant continuer à courir vers le mur. Il ya quelque chose que moi, pauvre consommateur boursoufflé d'idiotie, et incapable de comprendre les voies du marché, ne pige pas. Quelqu'un peut-il m'expliquer cette contradiction? Si mon voisin fait une erreur et s'enlise dedans pendant 30 ans, mais tente enfin de s'en sortir, n'est-il pas plus simple que j'apprenne de ses erreurs plus que de l'imiter, ça me permettrais d'être en avance pour une fois!

Je rappellerais, moi, misérable cloporte que je suis, que le préambule de la constitution, alinéa 9 affirme que certaines sociétés ne peuvent être privatisées". Seulement, vous vous acharnez, que vous soyez de gauche ou de droite, à démanteler l'intégralité des services publics. Lentement, mais sûrement, vous n'épargnez rien dans votre folie, et faudra-t-il attendre 30 pour ensuite faire marche arrière? Il sera bien tard!

Vous êtes terrorrisés par ce que vous appelez la délinquance, et le spectre de la criminalité, mais ignorez-vous que les grands réseaux de criminalité, les gangs, aux USA sont nés il y a comme par hasard 30 ans? Et ont prospéré depuis en profitant du désengagement total de l'état. Si il n'y a plus de structure dirigeante, il est bien facile de créer des gangs secrets, il n'y a plus de surveillance. Vous voulez donc suivre cette voie? celle des villes ravagées par le crime (cf l'histoire de 50 cent, et d'autres). Moi, je vous réponds que je ne veux plus subir votre politique aussi stupide qu'aveugle. Et je sais que quoi que je fasse, il est impossible de redonner la vue à un homme qui s'est mutilé les yeux. Continuez à piloter la voiture, moi, j'ai vu le mur, et je ne veux pas être dans la bagnole quand aura lieu l'impact.
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# Posté le mardi 26 janvier 2010 05:42

marquer la mémoire à coups de burin

marquer la mémoire à coups de burin
Tout va à vau-l'eau, je ne vous apprend rien en affirmant cela. Tout se barre, et cela nous laisse dans une perspective assez flippante. Que restera-t-il de nous pour nos petits-enfants? à l'exception, il va sans dire, des déchets nucléaires enterrés dans des futs rouillés et suintants d'un mucus vert fluo.

En réalité, l'idée que rien de ce que nous avons fait ne survivra au passage du temps m'angoisse au plus haut point. Voyez plutôt: nos livres sont en papier et ne résistent donc ni à l'humidité, ni aux souris, ni aux insectes qui se plaisent à les dévorer (au sens littéral). Il existe même certains ouvrages, faits encore plus mal que d'autres, et qui ne survivent pas du tout au passage du temps. Les pages s'envolent à cause d'une colle trop bon marché, les feuilles se désagrègent en raison de leur propre acidité. En outre, il suffit d'un violent incendie ou d'un despote obscurantiste pour faire un feu de joie de toute cette paperasse. Architecturalement, ce n'est guerre mieux, nos tours de verre ne résisteront pas aussi longtemps que les pyramides de pierre, il suffit d'un avion et d'un barbu pour les démolir, tandis qu'aucun avion barbu du monde n'a réussi à abattre les immenses mausolés hérigés par les pharaons.

Nous vivons, à mon sens, un drame plus grands que tout ceux que nous avons jusqu'alors vécu: notre société du tout jetable fait de notre art un art jetable, qui n'est pas fait pour survivre mais our être vendu, et le phénomène s'aggrave encore. Actuellement, de grandes bibliothèques numériques se mettent en place, des constructions magnifiques, regroupant toutes les oeuvres de l'humanité. Des oeuvres qui, à terme, ne seront acessibles que sur la toile. L'idée de telles bibliothèques a de quoi donner le tourni, surtout que les archives suivent le chemin en numérisant en masse leurs documents. Ce labeur de fourmis me semble harassant, et, d'une certaine manière utile, pour que tout un chacun puisse accéder à tout ce qui fut écrit sur cette planète. Encore qu'il faille, à mon sens un classement assez universel et clair pour ne pas se retrouver avec des pages et des pages de résultat à une requête donnée, dédicace de cette phrase au moteur de recherche qui porte bien son nom (google est une marque déposée qui fait référence au chiffre: 10 puissance 100, soit un 10 suivi de 100 zéros).

Mais, le système a des failles, s'il est vrai que nous gagnons en rapidité et en place, nous sommes du même coup extrêmement dépendant du système électrique. Imaginez un jour qu'il céde, à l'instar de ravage de Barjavel. Toute notre connaissance, enfermée dans les unités centrales, clés USB, disques durs seront inaccessibles, nous aurons tout perdu. Le système informatique planétaire est aussi infiniment fragile, un pirate pourrait tout effacer s'il le souhaitait, certains futurologues craignent que les prochaines grandes guerres se fassent à travers la toile, ce qui pourrait provoquer des dégats irréparables. Sans aller dans ces extrêmes, je rappellerais qu'il est impossible d'utiliser de nombreux logiciels utilisés il y a 20 ans. Vous avez déjà tenté de mettre une cartouche de game boy dans votre nintendo DS? Avez-vous tenté de mettre un 78 tours dans votre lecteur CD?

20 ans, vous me direz, c'est loin! Justement non, c'était hier, et sur l'histoire de l'humanité, c'était il y a une seconde. Nous sommes donc face à un problème majeur de perte progressive de toutes nos créations artistiques. Un problème qui n'a encore pas été posé, mais qu'il faudra bien qu'on se pose un jour ou l'autre si nous souhaitons transmettre à nos enfants les créations dont nous avons bénificié.

Ainsi, face à cette dématérialisation de l'information, je propose un grand, que dis-je? Un immense chantier de mémorisation de notre art, et de notre science. Un chantier qui fasse traverser le temps à nos créations aussi diverses qu'essentielles dans l'avancée de notre société. J'imagine des temples démesurés en l'honneur de notre mémoire, sur les murs desquels seraient gravés les éléments de notre culture. Bien sûr, il ne faut pas graver les textes dans leur intégralité, ce serait long, et chiant à lire pour les générations futures. Mais les grandes lignes, le résumé le plus condensé et le plus clair possible. Ne faire que survoler l'essentiel, sans s'arrêter aux les détails superflus.

En outre, il faut prendre en compte un autre élément, les langues évoluent, et au bout de plusieurs millénaires, c'est l'incompréhension qui règne. Regardez combien les égyptologues ont eu du mal à comprendre les hiéroglyphes. Il fallut attendre Champollion, et la pierre de rosette (tablette sur laquelle était gravé le même décret en trois langues différentes ) pour saisir les idéogrammes. Dans cette optique, je propose que dans chaque temple soit conçue une pierre de rosette, retranscrivant un texte en plusieurs langues issues de différentes écritures.

Pour une encore meilleure lecture, il faudrait que les oeuvres de notre cultures soient accompagnées d'illustrations, gravées aussi, et peintes (un peu de couleur apporte toujours plus de plaisir à la lecture) sur les murs. Evidemment il faut, avant cette grande opération, rechercher les éléments les plus susceptibles de résister au temps, pour les textes, ce n'est pas grave, mais pour la peinture, quand même, il faut un truc vraiment résistant qui tienne des millénaires. Rendez-vous compte qu'à l'époque de leur création, les cathédrales étaient entièrement peintes, et toutes ces oeuvres d'art ont été perdues.

J'en appelle par conséqneut aux ministres de la culture, et aux gouvernements de la planète, pour qu'il prennent en compte ce problème vital, il faut que nos enfants connaissent ce que nous lisons, il faut que les petits-enfants de nos petits-enfants possèdent nos connaissances, pour pouvoir avancer et évoluer encore.

# Posté le samedi 23 janvier 2010 11:59

rayon bleu

rayon bleu
C'est l'histoire d'une sodomie annoncée, sans vaseline ni autre truc huileux. Les rayons des mégamagasins vierges se sont remplis, il y a quelques années d'un tout nouveau type de disque, enfin... de deux nouveaux types: le HD-DVD, et le blue-ray que je traduirais ici par rayon-bleu (hé oui, le nom choisi est stupide, mais je n'y peut rien du tout!). Après une guerre sans merci ni pardon, ni même de s'il te plaît, c'est le format rayon-bleu qui a gagné et il est désormais le seul à pouvoir s'afficher en tête de gondole. Pour les cons qui ont acheté des lecteurs de HD-DVD, il se sont fait avoir, pas de chance!

Le principe du rayon-bleu est assez simple: il s'agit d'un disque laser qui fonctionne comme le DVD, sauf que les microsillons sont bien bien plus petits, par conséquent, on peut y mettre plus d'informations, comme par exemple des images ou des sons de meilleure qualité. Rien de très exceptionnel, donc, car les DVD présentent déjà une image relativement nette pour ceux qui choisissent de ne pas regarder le centre de l'écran avec une loupe. Comme la technique du rayon-bleu est assez différente du DVD, il faut s'équiper d'un lecteur de rayon-bleu, remplacer tout les DVD par des blue-ray, bref, c'est pas vraiment donné pour avoir juste des images avec un grain meilleur.

Un enseignant que j'avais eu l'année dernière, il y a pile un an, d'ailleurs, avait affirmé que le blue-ray ne passerait pas l'été. Il avait l'air calé dans son domaine, durant 6 séances, il avait raconté l'histoire des supports et avait tiré cette conclusion: les supports qui marchent sont ceux qui sont pratiques, et pas ceux qui ont une meilleurs qualité. Ainsi, le DVD avc remplacé la cassette vidé parce que ce dernier proposait le chapitrage, ce qui est plus pratiques pour se repérer dans le film plutôt que de rembobiner à l'aveuglette. Autre exemple, pour prouver que la qualité n'est pas le but ultime des consommateurs, le lecteur MP3 est un système qui compresse les musiques, et qui dit compresser dit moins bonne qualité, le son est moins bon que sur un CD, et pourtant, le CD meurt. Pensez-y! Il a raison, rappelez vous la dernière fois que vous avez été dans le bus (ou la fois d'avant), ces gamins de 13 ans qui s'installent tout au fond, et qui allument leurs portables pour faire profiter à l'assemblée les chants mélodieux de Booba ou La fouine (vous remarquerez qu'on n'entend jamais la neuvième symphonie de Beethoven dans le bus). Hé ben le son de leur merde est complètement pourri, pourtant ils semblent kiffer la vibe!

Au regard de cette analyse que je trouve assez riche, et dont je ne vous expose que les grandes lignes, il est indéniable que le rayon-bleu qui n'apporte rien de plus d'un sens pratique était voué à la mort prématurée. Cependant, il résiste contre toute logique, pour des raisons inconnues. Il faut dire que la pub qui en est faite frise le matraquage, et ressemble à de la vente forcée, cependant, je viens d'entendre quelque chose d'asez surprenant.

Ces derniers temps, de plus en plus de films en 3D sortent dans les salles obscures, et chaque cinéma de prend pour le futuroscope, alors, imaginons à présent que ces films 3D fassent ensuite des rayons-bleus, ce qui est envisageable. Un DVD classique ne peut pas regrouper assez d'informations pour présenter des films 3D, car un film 3D présente en faut deux images, une pour chaque oeil, donc deux fois plus d'images, deux fois plus d'infos à traiter, ce que le rayon bleu peut faire allègrement, avec une facilité déconcertante. Donc, exit le DVD, place au rayon-bleu!

Ce qu'il y a de pratique, c'est qu'en plus d'acheter le lecteur, et les disques, il faut acheter une télé compatible (en effet, si on a un lecteur haute-définition, mais une télé normale, ça ne sert à rien), et les petites lunettes 3D, que certains cinés se plaisent déjà à vendre, et qui nous donnent à tous une tête de con, mais on s'en fout parce qu'on est dans le noir. Ca en fait des sou-sous dans leurs popoches, dites moi! Et pendant ce temps, nous sommes tous obligés d'acheter ce nouveau matériel hors de prix, et là, on se fait avoir comme il faut. Chapeau aux artistes qui vont encore nous escroquer. Faut qu'ils se méfient, à force de nous prendre pour des cons, nous allons nous révolter. Quoi que...

Autre grande innovation, vous connaissez la TNT, qui nous oblige d'acheter des décodeurs TNT pour voir des programmes toujours plus affligeants, hé ben arrive le RNT, Radio Numérique Terrestre qui nous fera jeter nos anciennes radios au profit de radios compatibles. Entre parenthèses, certaines télé qui fonctionnent avec une antenne autonome, comme les radios vont assez vite devoir être jetées, car le système TNT vise à supprimer définitivement le hertzien comme la RNT la bande FM.

Une fois de plus, on se fait enculer, mais le pire, c'est qu'on ne dit rien, à croire que ça nous plaise!

# Posté le mardi 29 décembre 2009 08:18

fous ta cagoule!

fous ta cagoule!
Après moult et moult tergiversations et pénétrations, j'ai vu mon opinion se ranger derrière celle du pape Benoît 16. Le préservatif, c'est de la merde. Malgré les insultes que les athées congénitaux, et malgré les reproches des bénévoles du sidaction, je le proclame haut et fort: A bas le préservatif.

Les innombrables hippies courraient, il y a quelques années dans la rue pour faire passer leur slogan: "faites l'amour, pas la guerre". Malheureusement, la leçon n'est pas bien passé, et nous nous retrouvons à faire les deux en même temps. Nous aimons, mais nous protégeons de l'être aimé, est-ce là l'amour véritable? Je pensais qu'au contraire, il s'agissait d'une question de confiance entre deux êtres, or qui dit confiance dit qu'on peut baisser sa garde pour tendre la main, ou la bite à son interlocuteur. Nous sommes tous contraints de nous protéger contre l'amour que nous offre l'autre, et ça, ça ne va pas du tout. Ce petit bout de caoutchouc, aussi inoffensif qu'il puisse paraître est une totale négation de l'acte d'amour. Comment, en effet peut-on donner à travers un mur, comment écouter quelqu'un avec des bouchons dans les oreilles? Comment aimer avec une capote anglaise?

Pour avoir testé avec et sans, je peux énumérer ici tout les avantages et les inconvénients de ce tue l'amour. Le premier survient lors de la pose. Malgré les propos des ligues pro-préso, qui affirment que c'est génial, et tout. J'affirme que bien au contraire, c'est la croix et la bannière. En premier, il faut ouvrir l'emballage, avec les doigts glissants. 5 minutes. Puis, il faut la poser sur le gland en pinçant le bout, et dérouler le reste, en maintenant pincé le bout. Donc, il faut les deux mains pour ce faire. 5 minutes. Or, ces mains, l'une d'entre-elles, au moins, devrait être disponible pour continuer à donner d'innombrables caresses et plaisirs à madame. Au bout de dix minutes, la femme, allongée sur le lit voit son excitation s'étioler, le feu préalablement allumé dans ses entrailles n'est plus vif, à part peut-être quelques braises, quand il y en a.

Devant ce désastre, l'homme doit s'atteler à jouer de toute sa sensualité (là n'est pas exactement le problème, s'il en ai à revendre) pour apprêter à nouveau la partenaire qui a oublié les charmes des tendresses passées, pendant qu'il s'affaire, c'est lui qui décline. Le fille s'impatiente, et enfin, quand les deux sont enfin près à grimper au rideau, le baudruche forme un petit tas mou sur le matelas du lit, ou alors il est trop sec pour pouvoir entrer dans le vagin.

C'est la débandade! Et ce n'était que le premier des soucis. Vous reconnaîtrez que le bout d'élastique n'est pas des plus sensuels, encore moins les goûts chimiques de pomme et de fraise. J'avoue que le goût de banane a sa place sur le membre de monsieur, encore que ce fruit soit bien cambré en comparaison du mat. En outre, je n'ai pas l'expérience pour le dire, mais j'imagine que le goût ne doit pas être idéal à lécher.

La matière caoutchouc a de très très nombreux inconvénients, par exemple, après avoir fait son bazar, quand on essaye de retirer l'emballage, il suffit de doigts un peu glissants pour lâcher prise, et là, la douleur précède le claquement sinistre sur le bout du gland! Ca fait mal!

Comme dans tout les prêts à porter, le préservatif a le désavantage d'être calculé sur des sexes moyens, et non sur les sexes particuliers que nous avons tous. Imaginez un gars qui a une très longue verge, hé ben le préservatif ne va pas jusqu'au bout. Imaginez un gars qui a une verge épaisse, hé ben il arrive pas à dérouler. Imaginez un gars qui a une petite nouille, le préservatif ne tient pas. Bref, vous l'aurez compris, ça ne va pas, et quand bien même, si un gars a un sexe qui correspond en gros à tout les critères, hé ben, vu qu'il ne répond pas exactement, il arrive à tout dérouler, etc, mais l'élastique en bas serre atrocement la base du tronc, bloque le sang, fait tout rougir, les vaisseaux sanguins éclatent, Bouarf!

Après, il y a le préservatif féminin. En voilà une invention qu'elle est bonne, elle peut être mise avant le début de soirée, ce qui est parfait parce que c'est bien connu, les couples prévoient leurs accouplements ("chérie, à 16h45 ce sera ta fête, alors prépare toi"). Le principe est l'inverse du préservatif masculin qui est sensé emballer le grand chauve. Ca marche un peu comme un sac poubelle en réalité. Il faut introduire le sac jusqu'au fond du réceptacle à sexe, histoire que ça recouvre bien le fond, puis, après, il suffit d'attendre que les déchets y soient jetés négligemment.

Outre ces détails sinistres, le port de préservatif en soi est désagréable. Lors de son utilisation, l'homme, emballé ainsi ne sent pas la chaleur qui gît au creux des reins de sa femme. Il sent le mouvement, mais c'est tout; pour le reste, il ignore de qui se passe. En comparaison, je vous dirais d'essayer de caresser l'épaule d'un motard qui porte un blouson de cuir, il ne se rend compte de rien, insensibilisé à la tendresse que vous venez de lui donner de bon coeur. La capote c'est tout pareil. Un mur sépare les deux conjoints lors de leurs échanges. Une chance que ça ne se fait plus en boyaux de chat, j'imagine très mal mon cinquième membre enrobé dans des intestins de chat, même si, je l'avoue, cette matière donne tout son sens à l'appellation chatte qu'on donne souvent à l'entrée de la grotte magique. Je trouve cependant que tuer un chat pour pouvoir faire l'amour reste extrêmement ignoble, mélange pervers de nécrophilie et de zoophilie.

Il y a d'autres solutions pour ne pas attraper le sida et ses collègues vicieux, le premier étant la fidélité. Oui, je sais, c'est évident, mais si ça l'était réellement, nous n'aurions pas besoin de ces enveloppes en latex. Et c'est ici que ma pensée rejoint les saintes paroles papales. Selon la tradition chrétienne, empêcher la semence d'atteindre son but est un péché, puni par Dieu. Onan était un gars tout ce qu'il y a de plus brave à qui Dieu avait sommé de remplacer son frère en donnant des enfants à sa belle-soeur. Il refusa en s'efforçant d'éjaculer extra-utéro, et Dieu le tua (authentique, allez voir dans la génèse, en 38, versets 6 à 10).

Pour éviter le port du petit bonnet, il suffit de demander à la nana de faire un test sanguin après l'avoir rencontrée et avant la première nuit à crier sa joie. Lui en présenter un soi-même, et hop, on peut tout de suite s'aimer sans aucun problème! Le souci vient aussi des mômes, parce que ça arrive plus vite que ce qu'on s'y attend, comme de la mauvaise herbe. Plusieurs solutions sont disponibles: patch, pilule, stérilet (qui ont souvent la forme curieuse du crucifix, ce qui est à analyser d'un poins de vue théologique), et même pilule du lendemain en cas d'accident.

Les féministes hurlent, et pour une fois, je hurle avec elles. Il n'est certes pas normal que ce soit aux femmes de faire tout le boulot pour se protéger de ces parasites. Je suis bien d'accord, mais la recherche va pas assez vite, je serais en effet excessivement heureux de trouver une pilule masculine sur le marché, mais les scientifiques étant généralement des hommes, il est compréhensible qu'ils veuillent se préserver de gestes quotidiens lourds de conséquence, mais c'est quand même chiant! Chaque année la sortie du contraceptif masculin est repoussé d'une année, comment voulez vous y arriver ensuite? Après, il est vrai que l'homme peut choisir l'émasculation, mais se faire couper les couilles risque de diminuer la libido, et de mettre en pratique l'antique angoisse Freudienne. Il faut être près à vaincre son propre OEdipe.

# Posté le samedi 19 décembre 2009 12:00